Les huit nations les plus puissantes se rencontrent pour programmer l'agenda de marché libre international a leur propre avantage

 

Georges Bush revient pour la première fois en Europe depuis l’invasion de l’Irak.

 

Des dizaines de milliers de personnes venues du monde entier ont répondu

 

aux appels internationaux pour perturber la cérémonie d’ouverture.

 

Un groupe d’affinité composé de dix-sept personnes originaires de dix pays différents,

 

décidèrent de bloquer une autoroute afin d’empêcher l’arrivée d'une des délégations.

 

Les manifestants patientent jusqu’à ce qu’on leur confirme

 

que les délégations ont quitté Genève.

 

Ils procèdent alors au blocage de la route.

 

Une barricade faîte de banderolles est érigée afin de stopper le trafic.

 

Plus loin, sur le pont, une autre barricade : une corde est tendue en travers de l’autoroute .

 

Dans la vallée en dessous, un activiste, Martin se prépare à grimper cette corde.

 

A laquelle des rubans de couleur sont attachés pour la rendre bien visible.

 

De l’autre côté, Gesine se prépare à descendre en rappel sur la même corde.

 

Tous deux sont des grimpeurs chevronnés.

 

La banderolle, est écrite en français : « Arrêtez ici ou vous tuez deux personnes ».

 

Les premiers policiers arrivent sur les lieux. Le chef de l’intervention est en chemise grise.

 

La police tente d’ouvrir la route dans les secondes qui suivent,

 

sans se donner la peine de s’informer de la situation.

 

Le policier en bleu est l’homme qui coupera la corde.

 

Plus tard le même jour, pendant la conférence de presse organisée par la police,

 

elle affirmera qu’il est arrivé au dernier moment sur les lieux.

 

Un activiste porte une chasuble de haute visibilité, précautions de sécurité supplémentaire

 

pendant le blocage de la circulation. Il donne des renseignements

 

avec ses mains et à voix haute à propos des grimpeurs.

 

Les manifestants tentent de parler au responsable de l’intervention.

 

Mais celui-ci reste collé à son téléphone mobile car

 

probablement en ligne avec son centre de contrôle.

 

Il choisit d’ignorer toutes tentatives de communication.

 

Sur la video, le responsable de l’intervention dit : « dîtes leur de s’enlever de là».

 

Plus tard il dit : « j’en ai rien à foutre qu’ils se cassent la gueule ».

 

Le policier qui coupera la corde arrive par derrière et déchire la banderolle qui avertissait :

 

« Si vous avancez plus loin, vous tuez deux personnes ».

 

Les activistes s’efforcent de calmer la situation.

 

Ils s’adressent directement aux automobilistes en expliquant la situation.

 

Le responsable de l’intervention court pour dégager la barricade, surexcité

 

par son idée fixe d’ouvrir la route. Il semble que ce soit la seule de ses priorités.

 

Cette seconde barricade est une réaction spontanée à la police qui essaie de rétablir le trafic.

 

Les manifestants tentent désespérément de protéger leurs camarades suspendus du haut du pont.

 

Le responsable de l’intervention agresse gratuitement une personne équipée d’une caméra.

 

D’autres policiers et militaires arrivent.

 

Ils se mettent eux aussi immédiatement à dégager les activistes de la chaussée.

 

Le cri dans le fond est poussé par une activiste que

 

le responsable de l’intervention tire par les cheveux pour la déplacer.

 

L’agent en bleu regarde la chaussée jusqu’à la corde-barricade.

 

Ces policiers ont traversé la barrière de sécurité centrale.

 

Ils ont vu Martin suspendu au pont au-dessous d'eux-mème.

 

Il y a trois différentes forces de police : des militaires, des agents de la circulation,

 

de la protection civile et des agents réguliers de Suisse Romande et Allemande.

 

La police n’a pris aucune mesure de sécurité.

 

Les activistes sont de part et d’autre de la chaussée,

 

essayant sans relâche d’arrêter la circulation.

 

A cet instant ils ne tentent pas de bloquer les délégations du G8,

 

mais simplement à protéger leurs camarades suspendus.

 

En ouvrant la route de manière tant inapropriée, la police a permis

 

aux voitures de foncer à travers la barricade

 

mettant ainsi en danger leur propre vie ainsi que celle des manifestants.

 

Un policier qui vient juste d’entrer en scène marche jusqu’à la corde.

 

Il sort son couteau et s’apprête à couper la corde.

 

Un manifestant et un autre policier le rejoignent et l’en empêchent.

 

La police fait uniquement signe aux conducteurs d’avancer.

 

A aucun moment nous ne les voyons parler aux automobilistes

 

pour leur demander de conduire doucement et prudemment.

 

Cet agent de police marche droit devant son chef.

 

Sans s’adresser au policier qui soulève la corde,

 

sans rien vérifier

 

il la coupe.

 

« Comment va Martin ? » « Martin a peut-être quelques fractures.

 

Pour le moment il est OK, il parle, il est conscient, il a très froid

 

et il a besoin d’être transporté d’urgence à l’hopital.

 

Les actions de solidarité se multiplient à travers l’Europe.

 

Martin a eu le dos brisé ainsi que le bassin et le pied gauche dans cette chute de 20 mètres.

 

Gesine, l’autre grimpeur récupère d’une dépression post traumatique.

 

Les officiers de police sont toujours en fonction, ils n’ont été ni inculpé, ni même suspendus de leurs fonctions.

 

La plupart des activistes ont été condamnés pour entrave à la circulation publique et mise en danger de la vie des automobilistes.

 

Pendant toute la durée du procès, le groupe de soutien Aubonne mène campagne pour la justice et contre la répression.

 

Production, Hamish Ben. Voix Tabbitha. Video IMC Italy et Argentine.

 

Merci
- A Hamish pour le montage de la vidéo -
- A tous ceux qui sont restés ou venus à Lausanne et nous ont soutenu dans ces moments difficiles -
- A l’incroyable soutien local -
- A nos avocats avec nos remerciement particuliers à Jean-Pierre Garbade -
- A tous ceux qui ont mené des actions, des fêtes de solidarité, etc. - A tous ceux qui ont envoyé des cartes, des e-mail, de l’argent, de pensées encourageantes… qui nous ont beaucoup aidés
- A toutes ces merveilleuses personnes qui travaillent dur à la campagne du pont d’Aubonne pour combattre la répression et l’impunité de la police.

 

Les dons sont les bienvenus, nous en avons besoin.
Vous trouverez les détails bancaires sur le site :

 

www.aubonnebridge.net

 

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